Aujourd’hui, en France, pas moins de 2,5 millions de patients vivent dans l’un des nombreux déserts médicaux. Une statistique effrayante soulignée par l’ordre des médecins, à l’heure où les praticiens en région se font de plus en plus rares.

À l’origine de cette difficulté dans le recrutement de médecin, on trouve plusieurs facteurs sociologiques et démographiques.

Qu’il s’agisse d’un bouche-à-oreille ou d’un écriteau placardé, la petite annonce du médical à échelle locale ne suffit plus à combler les départs conséquents. À l’image de  P&P Conseil, plateforme de recensement des postes à pourvoir, de nombreux acteurs du médical tentent de faire front.

Quelles sont les principales fonctions chirurgicales concernées par la désertification ? Tour d’horizon d’un constat alarmant.

Médecine généraliste : en tête de fil de la petite annonce du médical

ambulance pour désert médical

La baisse conséquente du nombre de médecins généralistes concerne 93 départements français – soit la quasi-totalité du territoire. Paris a par exemple connu une perte estimée à 20% de l’effectif total de praticiens généralistes, en 10 ans.

La crise est d’autant plus inquiétante en province. À commencer par les grandes villes, que l’on pensait pourtant intouchables : la commune de Montpellier affiche aujourd’hui la faible statistique d’un généraliste pour 1200 habitants, alors même que ce chiffre s’étendait à 800 habitants une vingtaine d’années auparavant. La vitrine d’annonce médicale vire au rouge !

Le phénomène est pire à la campagne, particulièrement dans certaines régions de France. Au sein-même de la fameuse diagonale du vide, l’Aube, la Nièvre, l’Indre, le Gers, l’Aveyron, la Lozère ou encore la Creuse ont bien du mal à renouveler leurs effectifs en matière de recrutement de médecin.

Ces déserts médicaux s’expliquent tout d’abord par une forte vague de généralistes partis en retraite, sans successeur potentiel. Les études médicales se font généralement dans des villes de taille conséquentes, que les médecins fraîchement diplômés peinent à quitter. Malgré la forte plus-value de l’annonce médicale en province, en termes de perspectives salariales notamment, ces étudiants privilégient les habitudes acquises au cours de leurs jeunes années.

À défaut, les généralistes tout juste titularisés favorisent des régions plus attractives, comme la Savoie, la Côte d’Azur ou le Morbihan.

Chirurgiens dentaires : portés disparus en campagne

L’industrie dentaire connaît elle-aussi une importante pénurie en province. Les cabinets de dentiste se raréfient, et la moindre petite annonce du médical publiée en région revêt un caractère urgence.

La profession affiche aujourd’hui une moyenne de 60 dentistes par tranche de 100 000 patients : les temps d’attente sont considérables, l’alerte rouge est de rigueur ! Au même titre que les généralistes, peu de dentistes récemment diplômés font le choix de revenir dans leur contrée d’origine.

Le numerus clausus relatif à la chirurgie dentaire a pourtant évolué. La filière des dentistes offre désormais 1 200 places à pourvoir chaque année, contre 900 seulement auparavant. Une augmentation qui semble malgré tout inefficace face à l’ampleur des déserts médicaux…

Au vu du caractère national de ce phénomène, le site pnp-conseil.com a pris l’initiative de digitaliser le processus de l’annonce médicale. L’offre rencontre la demande et le processus de recrutement du médecin est assuré par la plateforme, dans son intégralité. Une solution révolutionnaire, qui encourage la visibilité des praticiens en quête de collaborateurs et des jeunes diplômés à la recherche d’un premier poste fixe.