Voilà une série des phrases à ne pas prononcer lors de l’entretien d’embauche:

1. La mauvaise impression

Avant même l’entretien d’embauche, certains comportements, certaines phrases, sont à proscrire. La première impression est d’autant plus importante qu’il est toujours difficile de s’en défaire par la suite. L’entretien débute à l’instant où l’on met le premier pied dans l’hôpital.

Vous devez donc faire attention à la façon dont vous vous présentez au standard, à vous excuser poliment si vous êtes en retard et à ne surtout pas être désagréable. Il n’est pas rare qu’un recruteur sollicite son assistante sur son ressenti vis-à-vis de l’image véhiculée par le candidat. Un candidat en retard ou malpoli sera automatiquement catalogué sans gêne et pâtira donc tout au long de l’entretien de cette première impression négative.

2. Téléphoner pendant l’attente

Le temps passé dans la salle d’attente peut parfois paraitre incroyablement long, et ce d’autant plus que l’on a toujours tendance à arriver un peu en avance pour se prémunir de toute mauvaise surprise. Il n’empêche que la personne qui doit vous recevoir a elle aussi un agenda et vous devrez vous y tenir. Il peut être tentant de profiter de ce moment de flottement pour appeler un ami et ainsi évacuer une partie du stress qui nous envahit. Cela peut être dangereux.

Il faut faire attention à son comportement pendant l’attente. Il est déconseillé aux candidats d’utiliser leur portable. Vous ne savez jamais qui peut passer devant vous et vous devez donc toujours rester neutre et posé. Qui sait si le PDG de l’hôpital ou un responsable ne va pas passer par là ?

 3. L’improvisation

Je commence souvent un entretien par demander au candidat ce qu’il a compris du poste. Si vous répondez, même très honnêtement, que vous ne savez rien, le recruteur se demandera pourquoi vous postulez à l’emploi et conclura probablement que vous n’êtes pas vraiment intéressé.

La préparation d’un entretien est d’autant plus fondamentale qu’à l’heure d’Internet il est inexcusable que vous ne vous soyez pas renseigné un minimum. Ne soyez pas comme ces candidats qui postulent en masse et ne prennent pas le temps de décortiquer l’annonce. Un comportement très frustrant pour le recruteur donc et d’autant plus dommageable qu’aller bien préparé à un entretien est gage de sérénité. Une bonne compréhension du poste sera même valorisée.

 4. Le manque d’écoute

Qui n’a jamais été tenté, sous le poids du stress, de prendre immédiatement la parole et en profiter pour déballer un speech appris par cœur ?

Une tentation dont vous devrez cependant vous départir car il est préférable d’écouter le recruteur avant de prendre la parole. Il vaut mieux en effet laisser la direction de l’entretien à un recruteur qui, dans le cas contraire, considèrera que vous n’êtes pas à l’écoute.

5. La propension à digresser

Il faut faire attention à répondre aux questions sans en faire trop. Vous ne savez jamais de combien de temps dispose le recruteur et ne pouvez pas vous permettre de partir dans des digressions qui n’auront pour seul résultat que de l’énerver. Toute la difficulté réside dans le fait d’être bref et concis, il ne faut pas toujours en dire plus pour se vendre. Un exercice risqué car il expose le candidat à révéler des points d’accroches négatifs à mesure qu’il se livre.

Si le recruteur a besoin de détails, soyez-sûr qu’il vous le demandera.

 6. L’arrogance

La frontière est parfois ténue entre le candidat sûr de lui, qui donne une impression positive, et celui arrogant dont le comportement parait excessif. Il faut bien évidemment éviter les attitudes arrogantes. La nuance s’observe en fait au niveau de l’argumentation. Il ne faut pas se contenter d’affirmations, mais les étayer par des exemples concrets, des réalisations, des données chiffrées qui confortent les propos.

La façon dont vous formulerez vos phrases pourra aussi influer sur la perception du recruteur. Privilégiez les tournures modestes du genre j’ai eu la chance de faire partie du classement des meilleurs vendeurs chaque année, aux formules décomplexées du type j’ai été sans conteste le meilleur comme en témoigne mon classement chaque année.

 7. Le manque de curiosité

Dire que vous n’avez pas de questions peut-être assimilé dans certains cas à un manque de curiosité, voire d’intérêt. Quand bien même le recruteur aurait répondu à toutes vos interrogations, si vous souhaitez absolument être recruté à ce poste, vous trouverez nécessairement des points que vous souhaitez éclairer. Vous pouvez par exemple toujours ouvrir sur la suite du processus de recrutement, ses modalités.

Le travail d’investigation mené au préalable de l’entretien vous permettra aussi d’avoir bien saisi la culture et les valeurs de l’entreprise. Une connaissance que vous pourrez mettre en valeur en posant quelques questions plus pointues.

 8. La critique à tort et à travers

Une erreur classique est aussi de se laisser emporter à dénigrer violemment son ancien employeur. Il faut être capable – c’est-à-dire être à l’aise – dans l’explication d’une mauvaise expérience. Toute mauvaise expérience peut être justifiée dans la mesure où l’on évite de dénigrer son ancien manager ou son ancienne société.

Évitez tout jugement de valeur et contentez vous de rester factuel en énonçant les occasions où votre patron s’est mal comporté ou les raisons de votre différend. Votre détachement face à pareille situation laissera en outre penser que vous êtes passé à autre chose.

Un dernier aspect dont il faut aussi se méfier : les recruteurs peuvent avoir tendance à se projeter et se dire qu’un jour ils pourront être cet ancien recruteur et qu’ils ne gouteraient pas avoir pareille presse.

 9. Le mensonge

Il est souvent très tentant, au cours de cet exercice de séduction que constitue un entretien de recrutement, d’enjoliver son parcours, ses compétences ou sa rémunération actuelle. Si cela est acceptable dans une certaine limite, attention à ne pas la dépasser.

Le mensonge est à proscrire car on risque bien souvent de se faire confondre. Inutile aussi de gonfler son salaire actuel car de plus en plus d’entreprises demandent des attestations de salaires. Il est convenable d’afficher sans complexes son salaire actuel et ses prétentions. Du moment qu’elles sont justifiées, elles seront acceptées par le recruteur.

 10. L’autodénigrement

Les recruteurs sont parfois surpris par les discours défaitistes voire négatifs de candidats dont ils ont l’impression qu’ils ont vraiment subi leur parcours, l’ont vécu par défaut.

Même en cas d’expériences non souhaitées, ne donnez pas l’impression de subir votre parcours professionnel. Préparez votre argumentation pour vendre votre expérience et montrez que vous gérez votre carrière. En clair, si vous avez toujours rêvé de faire Sciences Po mais que vous n’avez pas réussi les concours d’entrée et atterri à la faculté, inutile de le mentionner. Dites plutôt que vous avez rejoint telle faculté car elle proposait un master qui vous intéressait vraiment. Vous êtes ici pour vous vendre, donner envie. Ne l’oubliez jamais!

11. Raconter sa vie

L’entretien avançant et le comportement du recruteur aidant, vous commencez naturellement à vous sentir plus à l’aise. Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès de familiarité et à commencer à vous épancher sur votre vie personnelle. Il n’est pas nécessaire de rentrer dans les détails si le recruteur n’en fait pas la demande. Vous ne savez en effet jamais à qui vous avez affaire et ignorez tout de lui. La vie personnelle constitue un terrain terriblement glissant sur lequel on a peu de chance de convaincre et sur lequel il est très dangereux de s’aventurer de son propre chef.

Vous devez donc là encore laisser la direction de la discussion au recruteur et aborder des sujets un peu plus personnels que s’il vous y invite.

 12. Être trop pressé

Même si vous voulez montrer que vous êtes ambitieux et que vous aimez vous fixer des objectifs, faites attention à ne pas passer pour une personne présomptueuse qui prétend à mieux alors que vous n’avez même pas encore décroché le poste auquel vous postulez.

Il existe toutefois des manières détournées de se renseigner sur les possibilités d’évolutions qui existent, au premier rang desquelles, le fait d’interroger le recruteur sur le cheminement de carrière habituellement associé au poste. Une autre astuce consiste à demander au recruteur pourquoi le poste est à pourvoir. Plus que de la curiosité mal placée, une telle question, amenée habilement, traduira votre intérêt pour le poste et l’entreprise.

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